Témoignages

Camila Apablaza
Voyager partout dans le monde
Je suis une finissante du programme d'immersion française à Regina. Je n'ai pas choisi l'immersion, mes parents l'ont choisi pour moi et je les remercie pour cette décision. Je suis maintenant trilingue et ma connaissance du français m'a certainement ouvert des portes.
En 5e année, j'ai voyagé à Edmonton pour représenter Regina à la Foire d'Héritage. C'était la première fois que je voyageais sans mes parents et ce fut une très bonne expérience. J'ai également participé à la compétition de Concours d'Art Oratoire et en 7e année, j'ai reçu le titre provincial. Ces activités m'ont permis de développer mes habilités et m'ont donné la confiance de parler devant le public.
Connaître le français me permet aussi de voyager. Je rencontre toujours des personnes intéressantes parce que je peux parler d'autres langues que l'anglais. Les Nord-Américains ont tendance à croire que l'anglais est la langue la plus importante et que partout dans le monde on va parler l'anglais. Ce n'est pas les cas! En Europe et en Amérique du Sud, il y a beaucoup de places où personne ne parle anglais.
Je ne crois pas que je vais nécessairement travailler en français dans le futur mais le fait de pouvoir communiquer en français va toujours être utile dans ma vie.
Camila Apablaza

Tanya Helle
Travailler dans la communauté francophone
Dès mon plus jeune âge j'étais attirée vers la langue française car mes parents ont été très liés à la communauté fransaskoise de Willow Bunch et de Gravelbourg. À l'âge de huit ans, mes parents m'ont inscrit dans un programme d'immersion, et cela a joué un rôle fondamental dans mon apprentissage de la langue française. J'ai une très grande reconnaissance envers eux d'avoir opté pour ce choix, car c'est grâce à ma connaissance du français, que j'ai pu connaître l'Europe et découvrir le monde francophone.
Après l'obtention d'un baccalauréat en littérature française à l'Université de Victoria sur l'Île de Vancouver, et d'un diplôme à l'Université d'Aix-Marseille en France, j'ai décidé de retourner dans ma province natale; la Saskatchewan. J'aurais certes pu choisir d'aller ailleurs dans le pays mais je me sens très proche de la Saskatchewan, puisque c'est le paysage de mon enfance. Après avoir découvert d'autres cultures, et avoir fait beaucoup de voyages, je souhaitais redécouvrir ma propre culture. De ce fait, je suis très contente d'être ici, car c'est la réalisation d'un rêve pour moi.
Bien que de nombreux défis m'attendent dans mon poste de coordonnatrice pour un organisme francophone, étant donné que je ne suis pas d'origine francophone, je me sens bien préparée pour travailler en français, puisque j'ai vécu à Aix-en-Provence (en France) et à Rouyn-Noranda (au Québec) et aussi j'ai poursuivi mes études post-secondaires en français. Avec ces expériences, j'ai gagné les outils nécessaires pour travailler au sein de la communauté fransaskoise.
Tanya Helle

Daniel Fontaine
Vivre en français
Je m’appelle Daniel Fontaine. Je suis un jeune Fransaskois de Saskatoon qui vit en français dans son quotidien. Actuellement, je termine mon baccalauréat en arts en français à l’Université de la Saskatchewan avec l’intention de poursuivre une carrière en français.
Bien qu’il y ait une richesse de vivre sa langue et sa culture en milieu majoritaire, la richesse de vivre en milieu minoritaire est énorme. Ici, je peux partager ma langue et ma culture à chaque jour. Parler français, pour moi, c’est rester fidèle à la langue de mes ancêtres, fidèle à ma patrie. Je suis fier de dire que je viens d’une famille, maintenant exogame, qui a réussi à garder la langue française en Saskatchewan pendant quatre générations. La langue, comme la foi, doit être gardée et protégée, parce qu’elle joue un très grand rôle dans l’esprit, l’âme et l’identité d’une personne.
Être bilingue, c’est une grande richesse culturelle. Grâce à mes deux langues, j’ai une culture deux fois plus grande. Et aujourd’hui je me sens comme un vrai citoyen du monde, conscient des autres minorités, langues et cultures. Je passe déjà à l’apprentissage d’autres langues, dont l’espagnol !
Daniel Fontaine

Camille Lapierre
Services de santé en français
Je m’appelle Camille Lapierre. Je suis née Camille Dion, originaire de Zénon Park dans le nord-est de cette belle province. J’ai fait mes études en français de la maternelle à la douzième année à l’École Zénon Park. Surtout dans mes années au secondaire, j’ai pu m’enrichir dans ma culture fransaskoise au sein de fabuleuses organisations telles que l’AJF et les scouts. Grâce à elles, le Canada n’eut pas de frontières et mes expériences furent des plus fructueuses. J’aimerais aussi ajouter qu’avec ces opportunités, j'ai pu faire la rencontre de mon futur époux!
Finissante de l’année 1994, j’ai poursuivit mes études en anglais au Professional Institute of Massage Therapy à Saskatoon. Dans la langue médicale, plusieurs origines des mots reliés à l’anatomie viennent du latin. Je ne pourrais pas compter toutes les fois que j’ai pu faire référence à ma langue maternelle (d’origine latine également)! Ma connaissance des deux langues a su augmenter ma compréhension de la terminologie médicale. Ainsi débuta ma carrière de masso-thérapeute.
Depuis maintenant neufs ans, je me trouve dans le merveilleux domaine de la santé alternative. Le domaine de la santé, en général, est un domaine qui demande beaucoup au niveau de la communication. Le fait d’être bilingue m’a énormément aidé avec les gens où le français est la langue première. Un réel soulagement pour le patient qui ne peut décrire son mal précisément que dans sa langue maternelle!
En tout, le français est et sera toujours très important dans ma vie et dans la vie quotidienne de ma jeune famille. Je souhaite grandement que la culture fransaskoise demeure à jamais vivante dans cette riche province.
Camille Lapierre

